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Au fond de mon lit, je lis en rêvassant : de son il
unique, il me regarde.
Son regard attire le mien, lentement et doucement comme un murmure
à peine audible.
Irréel mais perçant, son regard traverse tout :
mon corps, mon lit, la fenêtre, les murs, et certainement
le temps et l'espace
Que regardes-tu, vieil animal
? Vers quelles contrées de tes souvenirs cherches-tu à
t'envoler ?
Moi aussi, vieille bête comme toi, j'ai envie de te rejoindre
dans ton voyage, où que tu ailles au pays de tes songes
et des images des grands espaces, de la liberté, de la
lumière, du sang, de la vie,
A bientôt, à
tout de suite
Maurice LOINTIEZ
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